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lundi 18 juillet 2011

Satan n'a que le pouvoir qu'on veut bien lui donner




Hello !

En ces temps troublés où Martin Scorcese fait des films pour enfants et où David Cronenberg est devenu fréquentable (rooo l'ennui !), j'ai réussi à voir un très bon film.

Français. Non, parce que comme ça, ça paraît pas évident de voir un bon film français.

En fait j'en ai vu deux, puisque Case Départ s'est révélé être irrévérencieux, politiquement atrocement incorrect. Et donc forcément bon.

Mais c'est du Moine que je voulais parler à l'origine.

J'avais lu le bouquin gaminoute, dans une vieille édition que mon père avait déniché je ne sais où. Un de ces bons bouquins qui sentent le vieux. Comme c'est un roman dit gothique, ça rajoutait au charme !

Au départ Le Moine partait avec un gros handicap, en ce qui me concerne : Vincent Cassel en est le héros. Merde.

J'ai du mal avec l'ami Vincent. Voyez Sheitan, vous comprendrez pourquoi. Ce film est une daube et c'est largement de sa faute.

Mais derrière Le Moine, il y a Dominik Moll.

Soit, un bon réalisateur qui ne se gaspille pas (David, Martin, elle est pour vous celle-là).

Il a dû lui dire dès le début "Bon écoute Vince, le moine tu vas me le jouer toute en intériorité hein. Fais pas le con."

Du coup, Vincent, qui est un bon garçon, signe une performance impeccable.

Dernière nouvelle : Vincent et moi, ça va beaucoup mieux.

Chaque acteur est impeccable, les images sont fortes, les décors asséchés d'une Madrid d'antan sont envoutants et cauchemardesques. Quant aux envolées fantastico-gothiques, elles sont habilement dosées.

Entre le bien aride et exigeant du monastère et le mal sensuel et sournois qui s'y immisce, on est vite fasciné par la chute du moine Ambrosio.

Superbe.

See U !







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Tout/everything : chîné ou vintage/thrifted or vintage