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mardi 22 mai 2012

Dear Suzy, When ?


Hello ! Vous savez quoi, je ne suis pas fan de Wes Anderson.

J'ai adoré "La famille Tenenbaum", comme quasi tout le monde je pense.

Mais à l'époque, le concept de cette photographie minutieuse et désuète était tout frais.

Puis les films se sont enchainés et le concept, inchangé, s'est épuisé.

Et puis, "Moonrise Kingdom".

Dans la bande-annonce, on entend "Le temps de l'amour" de Françoise Hardy.
Et puis, il y a Bruce Willis. Jamais vu auparavant dans ce genre de film.

Pourquoi pas alors ?

Et à l'issue des deux heures du film, la magie a opéré.

Pas tant par les subterfuges dont Anderson abuse toujours : Couleurs effet vintage, installation minutieuse d'objets datés et charmants en second plan, costumes sans un pli...

Mais par l'honnêteté, la pureté et le charme de son sujet.

Une histoire d'amour qui tient son innocence et sa force de l'âge de ses protagonistes, deux enfants de douze-treize an, les véritables héros du film.

Autour d'eux gravitent les adultes, à qui la vie a laissé son lot de désillusions, de déceptions et autres patines de sentiments : un Bruce Willis solitaire, un couple Bill Murray-Frances McDormand installé dans la routine de la vie à deux...

En isolant son histoire sur une petite île quasi déserte, dans un temps révolu (les années 60), Wes Anderson nous permet d'être les spectateurs de l'apprentissage de l'amour des grands que font les deux enfants fugueurs, se créant un foyer, une vie de couple, un espoir de sentiments purs et éternels, incompris du monde.

Malgré ses effets de style parfois épuisants, "Moonrise Kingdom" est une formidable bouffée de tendresse qu'il faut respirer à pleins poumons.

See U !



This Outfit : 
Veste/jacket : vintage 
Top : American Apparel 
Jupe/skirt : Dernier Cri 
Sac/bag : Cream Online 
Mocassins/loafers : vintage Carel