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dimanche 5 juin 2011

En berline à Berlin (Part I)




Hallo !

Blague à part, on est vraiment arrivé en berline à Berlin. Dans un beau taxi crème (la couleur des taxis berlinois).

Je vous parle pas du décollage, où j'ai eu tellement peur que les larmes me sont montées aux yeux.

Arrivés à l'aéroport, première constatation dans le point presse où je cherche désespérément le nouveau Lula : Christopher Waltz (le terrifiant et tout mielleux Hans Landa de Inglourious Basterds ! ) est une super star. Il est partout.

On lâche nos bagages à l'hôtel et se jette à la découverte de la ville. Il fait beau, y'a des vélos partout et on vend des clopes même dans les boulangeries.

On prend des tas de photos, remonte jusqu'à Alexanderplatz et tombe fou amoureux du Ampelmann (dernière photo).

On mange pas beaucoup (on a PEUR du virus terrifiant qui va nous tuer, c'est sûr, si on touche à une feuille de salade).

Y'a des petites baraques en forme de fraise partout. On y vend des fraises. On mange pas de fraises, on a PEUR.

On mange donc des donuts, il y a des points de vente partout. Dans le métro, on se prend pour Homer Simpson en mordant dans nos donuts au glaçage violet ou rose bonbon.

C'est délicieux.

Je tombe de sommeil à 20 heures.

Je me réveille à 9h30 le lendemain matin.




Mon homme me dit que hier, pendant que je dormais, il a mangé un kebab délicieux pour rien du tout. Avec salade-tomate-oignon.

AVEC SALADE-TOMATE-OIGNON !!!!!!!

J'ai PEUR. Lui, moins : "ça va bien cette hystérie. Je suis sûr que c'est pas si grave d'abord"

A la réception, le jeune Allemand super sympa me dit que c'est beaucoup de bruit pour rien. Et que 3 Berlinois sont morts. Il me rappelle qu'ils sont 9 millions.

Ah ouais.

A midi, on mange encore du cuit. On a encore un peu peur (notez la police de texte en minuscule ^^).

On retourne à Alexanderplatz avant de remonter jusqu'à la porte de Brandebourg.

C'est beau et on est ému.
Je recroise Christopher Waltz qui fait de la pub pour un opérateur mobile. Truc de fou.

Retour à l'hôtel où je taille une bavette avec l'Allemand Gentil, qui au détour d'une phrase me dit "The French don't like the German".

Je lui dis qu'on est un peu des cons parfois. Honnêtement, on est un peu des cons.
On parle de Rammstein, ça lui parle vachement Rammstein. On parle de Christopher Waltz, il me dit que oui, il est partout.

Il adore Inglourious Basterds !

Ca y est, on parle de la guerre. Ca m'émeut un peu, il m'explique la stigmatisation de l'Allemagne qui en a découlé, que ça a été dur pour eux. Que ça l'est encore.

Je remonte dans ma chambre. Je répète tout à mon homme.

On se dit qu'on est vraiment un peu des cons.

A la télé, y'a TV5 Monde. On entend du français, ça fait quand même vachement du bien. On apprend que ça y est, ils savent. Ce sont des graines germées (pousses de soja) utilisées en salade qui ont rendu les gens malades.

Ils ont fermé une usine de Hamburg.

Demain, j'achète des fraises.

Tschuss !







This Outfit :
Veste/jacket : chinée/thrifted
Chemise/shirt : chinée/thifted
Shorts : American Apparel
Sac/bag : vintage
Boots : vintage
Foulard/scarf : chiné/thrifted