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lundi 10 octobre 2011

Du monde, des pommes et de Ruby



Hello !

Lecteur, tu le sais, Dieu est mort. Une nouvelle fois.

Non, parce que j'ai cru comprendre que Steve Jobs était Dieu ces derniers temps.

Ou du moins, une version moins blonde et candide de Lady Diana.

Au choix.

Perso, j'ai appris ça sur Tumblr. Ca faisait 2 minutes que l'annonce avait été faite Outre Atlantique, et le post en question avait été reblogué...786 fois.

C'est te dire comme la mort de Stevy c'est grave.
Le pire, c'est que je me suis surpris à vouloir réveiller mon homme pour lui annoncer.

Avant de me dire que là, j'atteignais le fond du ridicule.

Le lendemain, j'en ai pris plein la gueule, car je suis hyper au contact des médias, du fait de mon travail.

C'était Steve, sa vie, son oeuvre. Partout. Tout le temps.

Heureusement, pour une fois, c'est sur BFM que j'ai trouvé quelques mesures dans l'annonce.

Un animateur déclarant : "Et donc des centaines de milliers de personnes pleurent la mort d'un homme qui a créé un téléphone. Preuve que notre société va vraiment très bien". .

J'ai trouvé cette phrase forte et effrayante à la fois. Il avait fallu un mec en costard, présentant l'édition permanente du matin pour nous remettre les pendules à l'heure.

Dans la continuité, toujours sur BFM, il fut rappelé qu'Apple, c'était loin d'être paradis. Du moins côté asiatique et sous-traitants, où les employés ont tendance à se foutre en l'air.

L'Iphone 4, ça leur fait un effet boeuf là-bas.

Avant de préciser qu'écologiquement parlant, c'était carrément du foutage de gueule.

En même temps, on apprend rien, dès qu'il est question de faire du blé, de produire en masse et de répondre au mal-être de l'Occident, c'est souvent les Chinois et la planète qui trinquent.

Moi, ce qui me rend triste, c'est que cet homme a été touché par la maladie à l'âge de 48 ans, maladie qui l'eut à l'usure 8 ans plus tard.

Et ça, c'est pas normal.





Dans le même temps, les semaines de la mode se terminaient.

Et Ruby était partout.

Attends, tu connais pas Ruby ?

Ruby Aldridge ?

C'est le genre de nénette qui a tendance à te faire oublier la notion de "identité sexuelle". Un peu comme Nathalie Portman tu vois ?

C'est un mannequin, mais - Oh miracle - qui n'a pas été complétement sucée, bouffée, aspirée par ce petit monde du toujours plus rachitique.

Elle est grande Lily, très grande, une autoroute deux voies de jambes.

Minces oui, mais pas maigres.

Partout où je la vois, je suis presque émue devant tant de perfection.

Quelqu'un a dit que Dieu avait déposé un baiser sur la joue de Audrey Hepburn et paf c'en était fait.

Lily, il lui a carrément roulé une pelle.

Ca m'a donné espoir dans ce monde cette pureté, ces grands yeux de chat couleur café noir et cet air absent.

See U !




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