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dimanche 21 août 2011

This is the end...



Hello !

Oh non mes petits, ne vous lamentez pas, c'est pas la fin, enfin pas ici.

C'est juste que j'ai vu Melancholia. Le film de l'année pour moi.

Avec mon homme, on aime bien faire un top 10 des films de l'année. Fin d'année qui surviendra dans 4 mois et il y a fort peu de chances que le dernier Lars Von Trier soit détrôné.

Je passe sur la polémique Lars Von Trier, je crois qu'on en a tout dit. Et puis, que l'homme ne soit pas net ne remet pas en cause l'immensité de son talent.

Pas vrai ?

Les fesses calées dans nos fauteuils au MK2 Quai de Seine, on en prend plein les mirettes et l'âme dès les premiers instants. De véritables peintures mouvantes.

Je décolle déjà.

Les deux heures et quelques qui suivent n'en finissent pas de me bluffer.

Le pitch ? Justine (la même que le Marquis de Sade et à mon avis c'est pas par hasard) se marie dans la demeure splendide de sa soeur, mariage payé par l'époux de cette dernière (Jack Bauer, qui ne dit jamais "You gonna have to trust me" de tout le film), qui n'a de cesse de lui rappeler le coût indécent des festivités et son terrain de golf à 18 trous (visiblement le nec plus ultra).

Seulement Justine est malheureuse. Eternellement et sans aucunes espèce de raisons, puisqu'elle souffre de dépression sévère.

Et c'est pas d'épouser Eric de True Blood (un jour, il faudra m'expliquer l'intérêt qu'on porte à ce mec pâlichon...) qui va arranger les choses.




La deuxième partie du film s'intéresse à Claire (Charlotte Gainsbourg) soeur de Justine, plus ou moins taiseuse, que seul la possible fin du monde semble sortir de sa torpeur.

En effet, la magnifique planète Melancholia menace d'entrer en collision avec la Terre.

Et de mettre fin à tout : aigreurs, dépression, agitations vaines d'une existence vaine.

L'intégralité du film se passe en vase clos, dans un manoir à l'anglaise fabuleux, entouré d'un terrain qui tient à l'Eden, comme une anti-chambre avant le grand frisson.

Il n'y a pas assez de mots pour dire à quel point ce chef-d'oeuvre en est un, combien en ne disant rien ou presque, il dit tout.

Combien la vérité assénée par Justine se vérifie chaque jour.

"Life on earth is evil".






This Outfit :
Combi/romper : American Apparel
Veste/Jacket : chînée/thrifted
Cartouchière/bag : chîné/thrifted
Mocassins/shoes : vintage Carel
Chaussettes/socks (la chaussette parfaite perso ^^) : American Apparel